ALERTE

Les français, dans le monde, sont ceux qui prennent le plus d’antidépresseurs. En 2000, environ 5,5 millions d’individus s’étaient vu prescrire, au moins une fois, une telle sorte de médicament. J’ignore les statistiques de 2007, mais j’imagine aisément que les ordonnances les indiquant sont en augmentation. Regardant autour de moi, je constate qu’un certain nombre de personnes de mon entourage prennent « ces pilules du bonheur », depuis des années, sans, hélas se poser aucune question leur sujet.

Or, une équipe de chercheurs anglais et américains, conduite par les professeurs Irving Kirsch (université de Hull, Royaume Uni), et Blair Johnson (université du Connecticut, U.S.A.) ont analysé les données concernant les antidépresseurs de la nouvelle génération actuellement les plus prescrits, comme le Prozac, l’Effexor, le Déroxat, le Zoloft, le Séropram.

Ils affirment haut et fort que ces médicaments ne sont pas plus efficaces qu’un placebo (cf. le Petit Robert donnant la définition du placebo : « substance neutre que l’on substitue à un médicament pour contrôler ou susciter des effets psychologiques, accompagnant la médication ») Autrement dit, ils ne possèdent pas de principe actif.

« La différence entre les patients prenant des placebos et ceux prenant des antidépresseurs n’est pas très importante. Cela signifie que les personnes souffrant de dépression peuvent aller mieux sans traitement chimique » explique le professeur I. Kirsch qui continue « étant donné ces résultats, il y a peu de justification à la prescription de traitements antidépresseurs, sauf si les traitements alternatifs n’ont pas permis d’amélioration… »

On se demande comment le corps médical a pu ordonner ces drogues à des dizaines de millions de personnes dans le monde au cours des 20 dernières années… ? Dans « New England journal of medecine » la réponse donnée est que les laboratoires pharmaceutiques ne publient que des études donnant des résultats positifs, les essais non publiés étant négatifs…

Les mensonges par omission sont non seulement détestables mais aussi dangereux…

Les anglais, tenant compte de l’étude précitée, ont immédiatement réagis. Le ministre de la santé a annoncé un plan de 170 millions de livres (225 millions d’euros) pour former 3600 psychothérapeutes au traitement de la dépression.

Espérons que la France suivra cet exemple…

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